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30ème anniversaire de la réunification de l’Allemagne le 03 octobre

Avant-propos:

A défaut de pouvoir organiser une exposition réelle pour cet anniversaire, en raison des contraintes sanitaires, le comité de jumelage vous propose une petite animation numérique sur la réunification de l’Allemagne. Cette page est en cours de construction et est susceptible d’être modifiée au jour le jour. Quelques éléments sont également manquants. N’hésitez pas à venir voir régulièrement l’avancée des informations fournies. Merci d’avance.

Plan de cette animation numérique:

1. Introduction
2. Le cadre historique : Chronologie de la Réunification
3. L’histoire du premier voyage du Comité de Jumelage de Cestas à Fürstenwalde après la réunification
4. Témoignages de cinq allemands (source: France Info)
5. Exposition ‘De la révolution pacifique à la Réunification allemande’
6. Des liens vers d’autres sites
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1- Introduction

Le 3 octobre, aura lieu l’anniversaire de la réunification de l’Allemagne ; cet événement important pour nos voisins, tant il a changé la vie et la société allemande se doit d’être étudié et reconnu par tous comme une étape extrêmement importante pour l’Allemagne et dans les équilibres européens.

Le Comité de Jumelage de Cestas se propose de vous proposer quelques clés de compréhension et d’analyse et aussi des témoignages de nos membres.

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2- Le cadre historique : Chronologie de la Réunification

  • 7 octobre 1989: Quarantième anniversaire de la République démocratique allemande (R.D.A.).
  • 18 octobre 1989: Démission d’Erich Honecker, homme fort du régime est-allemand depuis 1971.
  • 9 novembre 1989: Ouverture du Mur de Berlin
  • 28 novembre 1989: Plan en dix points d’Helmut Kohl pour unifier l’Allemagne.
  • 18 mars 1990: Premières élections libres en R.D.A.: victoire de la C.D.U, favorable à une unité rapide.
  • 16 mai 1990: Création du Fonds « Unité allemande » d’aide financière à la restructuration de la R.D.A.
  • 1er juillet 1990: Union monétaire, économique et sociale ; le mark Est disparaît au profit du mark Ouest.
  • 31 août 1990: Signature du traité d’État sur l’unification par les deux gouvernements allemands.
  • 12 septembre 1990: Signature du traité « 2 + 4 » à Moscou.
  • 3 octobre 1990: Réunification de l’Allemagne (disparition de la R.D.A.).
  • 2 décembre 1990: Premières élections fédérales dans l’Allemagne unie : victoire d’Helmut Kohl, reconduction de la coalition C.D.U.-C.S.U.-F.D.P.
  • 20 juin 1991: Vote du Bundestag en faveur du transfert de la capitale politique de Bonn à Berlin.
  • 1992: 3,2 millions de chômeurs à l’Est, chiffre record.
  • 31 décembre 1994: L’Office fiduciaire (Treuhandanstalt) a achevé la privatisation des entreprises de l’ancienne R.D.A.
  • 1er janvier 1995: Premier pacte de solidarité (des Länder de l’Ouest en faveur des Länder de l’Est).
  • Été 1999: Bundestag et gouvernement déménagent à Berlin.
  • 1er avril 2001: Inauguration de la nouvelle chancellerie à Berlin.

Écrit par : Henri MÉNUDIER, « RÉUNIFICATION ALLEMANDE – (repères chronologiques) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 2 septembre 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/reunification-allemande-reperes-chronologiques/

3- L’histoire du premier voyage du Comité de Jumelage de Cestas à Fürstenwalde après la réunification

En_construction4- Témoignages de cinq allemands (source: France Info)

Reportage de FRANCK BALLANGER / RADIO FRANCE: Trente ans après la chute du mur de Berlin : la réunification vue d’Allemagne

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombait. 30 ans après, franceinfo est allé à la rencontre d’Allemands qui donnent leur vision de la réunification qui a suivi la chute du mur.

30 ans après la chute du mur de Berlin, le fossé entre Est et Ouest existe-t-il encore en Allemagne ? Le processus de réunification a-t-il fonctionné ? C’est la question que l’on a posé à cinq Allemands à travers leurs portraits où ils racontent leur mur.

1. Klaus-Dieter, policier depuis 1982, a créé un musée privé de la police d’Allemagne de l’Est. Pour lui “les différences et le fossé entre l’Est et l’Ouest sont toujours aussi présents et risquent même de se renforcer”

2. Pour Hermann, franco-allemand et habitant de Berlin-Est depuis 2 ans, l’Allemagne de l’Est a beaucoup apporté au pays au moment de la réunification : “il y a des choses positives qui se sont faites, des sociabilités, des choses qu’on redécouvre aujourd’hui. Il y avait un système de crèches hyper-développé qui manque encore aujourd’hui en Allemagne. Tout n’est pas à jeter dans cette histoire-là”.

3. Peter est historien et il a été emprisonné un an pour avoir tenté de fuir la RDA en 1981. Selon lui, “les citoyens de la RDA n’ont pas été suffisamment préparés à la réunification.” Il ajoute que même si beaucoup ont été très enthousiastes à “l’idée de vivre dans un pays libre et démocratique“, cela a été excessif pour d’autres qui “avaient vécu 40 ans dans cette dictature.” Un fait qui a encore aujourd’hui “un impact dans la société allemande”.

4. Gabriella Zeyfyian, 64 ans, a vécu la plus grande partie de sa vie à Berlin Ouest. Pour cette retraitée, “les relations ne sont pas encore comme elles devraient être.” Un savoir-vivre sur lequel “nous devons continuer à travailler” ajoute-t-elle.

5. Au contraire, Eckhard a toujours vécu à l’Est. Cet ancien chef d’entreprise voit une “réunification à très long terme” : “dans 20 ou 30 ans, il y aura une Allemagne complètement homogène, ça j’en suis tout à fait certain.”

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/allemagne/chute-du-mur-de-berlin/trente-ans-apres-la-chute-du-mur-de-berlin-la-reunification-vue-d-allemagne_3692561.html

(Ci-après vous trouverez les témoignages 1. et 2.)

1. “La RDA sera toujours notre patrie” : 30 ans après la chute du mur de Berlin, Klaus-Dieter et sa femme se sentent toujours Est-Allemands

Klaus-Dieter Erber est policier allemand et il est le propriétaire du musée de la police d’Allemagne de l’Est. (FRANCK BALLANGE / RADIO FRANCE)

On ne vient pas à Olbernhau par hasard. Il faut vraiment avoir quelque chose à y faire pour découvrir cette petite ville de 10 000 habitants située dans le district de Chemnitz. Si vous passez par Olbernhau, il y a de grandes chances pour que vous soyez en route pour la République tchèque, puisque cette partie de la Saxe n’est qu’à un jet de pierre de la frontière. Deuxième possibilité : vous avez entendu parler du musée de la police d’Allemagne de l’Est et vous tenez absolument à le visiter.

Par une belle fin d’après-midi d’octobre, nous voici donc devant une grande maison. Klaus-Dieter Erber nous attendait, un peu étonné qu’un média français s’intéresse à lui et à son musée : “Je reçois environ 200 personnes par an, essentiellement des groupes d’enfants qui n’ont pas connu la RDA et qui découvrent toute cette histoire. Ça me fait plaisir de pouvoir partager cette partie de ma vie”.

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Klaus-Dieter Erber : “Je reçois environ 200 personnes par an, essentiellement des groupes d’enfants qui n’ont pas connu la RDA et qui découvrent toute cette histoire.” (FRANCK BALLANGER / RADIO FRANCE)

 Parce que le musée de la police d’Allemagne de l’Est est un musée privé. Ce n’est pas le musée d’Olbernhau, c’est “son” musée. Toutes les pièces présentées au rez-de-chaussée de la maison de Klaus-Dieter proviennent soit de sa collection personnelle, soit de dons de ses amis policiers. Et à voir le nombre d’objets, d’uniformes ou de mannequins entassés dans les quatre pièces de ce musée à domicile, ces amis sont nombreux. Ce n’est finalement pas un hasard si le musée de la police d’Allemagne de l’Est occupe la moitié de sa maison. Improbable mise en abyme, Klaus-Dieter vit au-dessus de sa vie !

Je suis policier depuis 1982. Lorsque le mur est tombé, j’étais chef de la police locale, ici à l’Est et après des tests et un concours, j’ai pu intégrer la police de l’Allemagne réunifiée en 1992 en tant qu’officier. Nous ne sommes pas nombreux dans ce cas-là. Beaucoup ont dû changer de métier. Klaus-Dieter est policier depuis 37 ans.

La nostalgie de l’Allemagne de l’Est

Klaus-Dieter ne donne que peu de détails sur ce “passage à l’Ouest”. Une chose est sûre : il aurait sans doute préféré continuer à servir la police d’Allemagne de l’Est. Il l’avoue, à demi-mot : “Avant 1989, il y avait de la cohésion, du ‘vivre-ensemble’ et cette notion s’est un peu perdue après la chute du mur”. Dans un coin de la pièce, entre deux mannequins qui n’en finissent plus de prendre leur repas, Angela acquiesce. Madame Erber ne veut rien manquer de l’interview de son mari. Elle nous suit dans notre visite du musée. Elle prend des photos avec son téléphone portable, encourage Klaus-Dieter du regard et a parfois du mal à réfréner une exclamation. Surtout lorsque la conversation dérive sur une comparaison Est-Ouest.

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Quelques uns des objets uniques réunis par Klaus-Dieter pour ce musée de la police d’Allemagne de l’Est. (FRANCK BALLANGER / RADIO FRANCE)

Son époux reste mesuré. Sans doute parce qu’il est toujours policier, certainement parce qu’il ne sera à la retraite que dans deux ans et qu’il ne se sent pas le droit de critiquer son “nouveau” pays. Angela n’a pas ce genre de scrupules et n’affiche pas la même retenue : “J’étais de l’Est et je reste de l’Est. Avant la réunification, tout allait bien pour moi. J’étais ouvrière et heureuse. Après la chute du mur, j’ai perdu mon emploi et je n’en ai jamais vraiment retrouvé”.

Klaus-Dieter estime que “la cohésion sociale est restée” dans la campagne où ils habitent. Malgré la fin de l’Allemagne de l’Est. Il voit même quelques avantages à la centralisation et à la réunification, mais il est visiblement triste pour sa femme et s’il affirme qu’il n’est pas “ostalgique” (néologisme désignant les nostalgiques de l’ancienne Allemagne de l’Est), le créateur-conservateur-directeur du musée explique quand même que la RDA est “sa patrie.”

C’est ici que je suis né, que j’ai grandi, c’est ici que l’on m’a inculqué les grands principes du socialisme, ici aussi que j’ai reçu mon éducation, que j’ai pu apprendre un métier.

Lorsqu’il accepte de poser pour un portrait, c’est devant une affiche du serment du policier est-allemand qu’il le fait : “Je jure d’être toujours fidèle à ma patrie socialiste de la République démocratique allemande et à son gouvernement”. Rien que ça !

La souffrance d’Angela après la chute du mur

En observant Klaus-Dieter et son épouse, on ne peut pas s’empêcher de voir deux “vestiges”. Des humains restés bloqués dans un autre espace-temps. Chaque jour, Klaus-Dieter Erber passe “au moins une heure dans son musée”. Il range, nettoie ou admire tout simplement ces traces de son bonheur passé. Et chaque jour, Angela Erber maudit la chute de ce satané mur. À 54 ans, elle n’espère plus retrouver du travail. Alors elle fume et elle regarde vivre son mari. Elle ne se sent plus capable de grand-chose. Une sorte de citoyenne déclassée.

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Angela est la femme de Klaus-Dieter et elle est dure lorsqu’elle compare l’Ouest et l’Est. (FRANCK BALLANGER / RADIO FRANCE)

Même pour penser, elle en appelle à Klaus-Dieter : “Je ne m’intéresse pas à la politique. Je n’y comprends rien. Et puis mon mari est là pour ça…” Un peu comme si l’horizon d’Angela se limitait à Klaus-Dieter et à son musée. Après la chute du mur, Angela a bien essayé de suivre une formation de trois ans pour devenir vendeuse, mais cela n’a rien donné et dans un contexte de crise, elle n’est pas parvenue à se faire embaucher. “Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti. J’ai eu l’impression de ne plus servir à rien”.

Angela n’est pas en colère. Ou plutôt elle ne l’est plus. Elle est résignée et “déçue”, un peu “perdue” aussi dans cette nouvelle Allemagne. Le phrasé est saccadé. C’est au tour de Klaus-Dieter d’être spectateur de l’interview de sa femme. Angela transpire, cherche ses mots. Elle cherche surtout le regard de son mari. Elle a besoin de son approbation. Il la lui donne bien volontiers. Et les deux se retrouvent finalement ensemble pour parler de leur fille. “Après trois longues années de chômage, elle a enfin retrouvé quelque chose” annonce Angela. Avant d’ajouter : “à l’Ouest”. Pour elle, la précision est importante.

2. “Les Allemands ne sont pas dans un processus de célébration béate” : 30 ans après, Hermann raconte son mur de Berlin

Hermann Lugan, 41 ans, petit fils d’un sous-marinier d’Hitler, est franco-allemand et vit à Berlin.

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Hermann est franco-allemand et il habite Berlin Est depuis 2 ans. (FRANCK BALLANGER – RADIO FRANCE)

Hermann Lugan est né en France, d’un père français et d’une mère allemande. Plus inattendu, Maryse, sa compagne, est belge et leurs deux enfants possèdent donc la triple nationalité française, allemande et belge. En y réfléchissant un peu, il était donc finalement assez logique qu’Hermann nous donne rendez-vous dans un restaurant russe de Berlin pour se raconter.

Hermann avait onze ans quand le mur de Berlin est tombé, en 1989. Il vivait alors en France et l’image qui lui est resté de la chute du régime communiste, c’est l’émotion de sa mère, en larmes devant la télévision, n’étant pas bien sûre de comprendre ce qui était réellement en train de se passer. 30 ans après, Hermann a fini par vivre à Berlin et ce n’est donc pas tout à fait anodin. Il travaille dans les services culturels de l’ambassade de France depuis bientôt deux ans et il aime sa vie dans la capitale allemande, entre l’Est et l’Ouest, entre son appartement de Prenzlauer Berg et la porte de Brandebourg où se trouve son bureau. Hermann affirme que ce parcours très européen relève des “hasards de la vie”, mais explique aussi qu’il a toujours voulu comprendre pourquoi ses deux grands-pères “auraient pu s’entretuer pendant la Deuxième guerre mondiale“. 

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La porte de Brandebourg, juste à côté de l’Ambassade de France où travaille Hermann (FRANCK BALLANGER – RADIO FRANCE)

Jan, son fils de 7 ans et Zélie, sa fille de 11 ans, jouent tous les deux au foot et vont à l’école dans un quartier qu’on pourrait penser “fait pour les enfants“. Dans un pays où la natalité est en berne, le quartier berlinois de Prenzlauer Berg possède la plus forte densité d’enfants d’Allemagne et cela se voit dans les rues. Hermann n’a donc pas choisi de faire vivre sa famille à l’Est de la ville pour des raisons historiques ou politiques : seulement pour des raisons pratiques. “Même si Prenzlauer Berg était à Berlin-Est, le quartier s’est considérablement ‘gentrifié’ depuis la chute du mur. Á Paris, on parlerait de quartier bobo. Je voulais que toute la famille puisse se sentir bien dans notre nouvelle vie”. Autrement dit, quitte à vivre dans une ville extraordinaire, autant vivre dans un quartier qui l’est aussi.

Un regard critique sur la réunification

Passer son temps au “paradis” ne veut pas dire être déconnecté des réalités plus brutales de la ville ou du pays. Devant sa bière et son assiette de bœuf Strogonoff, Hermann explique qu’il se considère comme un “acteur culturel”. À 41 ans, il vit sa carrière comme un choix et s’il s’est “engagé” dans la culture, c’est pour que des artistes puissent “s’exprimer et proposer une vision alternative du monde“.

Depuis sa “bulle berlinoise“, comme il aime la qualifier, Hermann reste un observateur attentif de la ville et de l’Allemagne d’aujourd’hui : “Ces derniers temps, on parle beaucoup du 30e anniversaire de la chute du mur, mais j’ai le sentiment que les Allemands ne sont pas dans un processus de célébration béate. Nous portons tous un regard très critique sur ce qu’ont été ces 30 dernières années, notamment pour les Allemands de l’Est. On analyse les effets qu’a pu avoir le rouleau compresseur capitaliste.”

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Hermann Lugan : “On parle beaucoup du 30e anniversaire de la chute du mur, mais j’ai le sentiment que les Allemands ne sont pas dans un processus de célébration béate” (FRANCK BALLANGER – RADIO FRANCE)

L’Ouest a quasiment ‘acheté’ la totalité de l’Est et aujourd’hui, les Allemands s’interrogent beaucoup sur l’avenir. Du coup, nous regardons un peu moins naïvement cette libération qu’a pu être… ou paraître la chute du mur.

Hermann ne croit pas pour autant que les Allemands veuillent reconstruire un mur et diviser de nouveau le pays, mais ne veut pas nier que certains de ses compatriotes se sentent “laissés-pour-compte” et succombent donc à “des idéologies rances et fascisantes”Les résultats récents de l’AfD (Alternative für Deutschland, un parti d’extrême droite) le prouvent, notamment dans les Länder de l’Est. Là où les taux de chômage sont les plus élevés, l’AfD a confirmé son statut et cela effraie Hermann.

Un grand-père dans un sous-marin d’Hitler

On parle beaucoup de la montée en puissance de la droite extrême, de néo-nazisme et cela le renvoie à une partie de l’histoire familiale d’Hermann : son grand-père maternel était sous-marinier durant la Deuxième guerre mondiale. Un soldat de niveau 2 sur l’échelle des responsabilités des nazis établie par les Alliés, juste derrière les SS. Résultat, une fois le conflit terminé, il a dû passer trois ans dans une sorte de camp de dénazification dans le nord de l’Angleterre. Il y a appris la langue. Quand il évoque ce grand-père, en l’espace de deux secondes, Hermann redevient un enfant assis sur une chaise trop grande. Hermann ne fait plus vraiment son 1,93 m et sa voix forte se fait naturellement plus douce. “J’ai voulu faire des études d’histoire pour me confronter à son histoire. Il reste pour moi un modèle, un exemple d’humanisme, un homme d’une grande ouverture qui, une fois rentré en Allemagne, a créé la première association germano-polonaise. Elle avait pour but le rapprochement des peuples et non pas la contestation des frontières héritées de la guerre.”

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“Check point Charly”, l’un des points de passage obligés entre l’Est et l’Ouest pendant les 28 années du Mur. (FRANCK BALLANGER – RADIO FRANCE)

La serveuse vient à peine de lui apporter sa deuxième bière qu’Hermann enchaîne sur “l’européanité” de ce grand-père qui a beaucoup œuvré pour que ses enfants voyagent et pour qu’ils apprennent des langues (le russe, le français ou l’anglais). Avec le temps, son grand-père avait fini par ne plus savoir comment et pourquoi il avait succombé à l’idéologie nazie.

Donc oui, voir cette pensée resurgir en force aujourd’hui est “une douleur” pour Hermann : “C’est déstabilisant et on se rend compte, à cette occasion, qu’en Europe, pendant 10 ou 20 ans, on a été plus soucieux de combattre le danger supposé de la radicalisation religieuse que de s’attaquer ou de comprendre l’ultra-droite qui a pu, de ce fait, prospérer. Nous en subissons les contrecoups aujourd’hui en Allemagne… et de manière assez forte !”

Pendant tout le repas, Hermann aura tenté de rationaliser, de ne pas se laisser déborder par ses émotions, de parler de sa famille de la manière la plus neutre possible, d’évoquer sobrement son bonheur de vivre à Berlin dans une “ville monde” et “ouverte”, mais au moment du dessert aux pommes, il s’est quand même laissé rattraper par ses peurs de voir son Allemagne retomber dans le chaos.

5- Exposition ‘De la révolution pacifique à la Réunification allemande’
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6- Des liens vers d’autres sites (cliquer pour voir)
  1. L’Allemagne sans le mur:30 ans sans mur le politologue Herfried Munkler fait un bilan (source: deutschland.de)
  2. Une vie sans le mur: Comment les jeunes allemands percoivent leur pays (source: deutschland.de)
  3. Chute du mur de Berlin: 30 ans après 9 cartes qui montrent le décalage persistant entre l’est et l’ouest de l’Allemagne (source: journal Le Monde)
  4. 30 ans après: ces grands profiteurs de la réunification allemande (source: marianne.net)